indestructible

  • Le tardigrade, cet animal quasi indestructible

    Des chercheurs affiliés à deux célèbres universités ont découvert que les tardigrades peuvent survivre à la collision entre la Terre et un astéroïde

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    Animal microscopique, le tardigrade (Milnesium tardigradum) fascine les scientifiques : il est capable de résister des décennies entières à des conditions extrêmes de température (pratiquement du zéro absolu à 150 °C), de pression ou de dessiccation. Qu'il soit conservé dans un congélateur ou dans le vide spatial... il survit ! Des chercheurs de l'université de Harvard (Etats-Unis) et de Cambridge (Royaume-Uni) ont même découvert que cet animal est capable de survivre aux conséquences d'une collision de la Terre avec un astéroïde géant, contrairement à l'Homme !

    "La vie est susceptible de se poursuivre bien après notre disparition"

    Dans une étude présentée le 14 juillet 2017 dans la revue Scientific Reports, les chercheurs affirment que le tardigrade Letardigrade"survivra jusqu'à la mort du Soleil". Il peut donc espérer vivre encore pendant "au moins 10 milliards d'années", ajoute l'équipe de scientifiques. Ce qui n'est sûrement pas notre cas : "Sans notre technologie qui nous protège, nous sommes une espèce très fragile. De petits changements dans notre environnement peuvent avoir des conséquences dramatiques pour nous", relève Rafael Alves Batista, co-auteur de l'étude dans un communiqué. "Il y a beaucoup d'espèces plus résistantes sur Terre. La vie est susceptible de se poursuivre bien après notre disparition", souligne-t-il.

    Seul un astéroïde vraiment massif pourrait en venir à bout

    Dans cette étude, les chercheurs ont étudié les chances de survie de cet animal hors du commun à plusieurs catastrophes venues du ciel, au moyen de plusieurs modèles mathématiques : la collision avec un astéroïde mais également l'explosion cataclysmique d'une étoile et des sursauts de rayons gamma. Selon les simulations, une collision entre la Terre et un gros astéroïde devrait obscurcir le ciel, déclenchant une sorte d'"hiver" brutal, avec une forte baisse de la luminosité et une chute des températures.

    Cela pourrait être catastrophique pour les espèces dépendantes de la lumière mais la vie continuera près des cheminées volcaniques au fond des océans qui fourniront de la chaleur. Seuls les astéroïdes vraiment massifs, susceptibles de faire bouillir les océans, pourraient menacer les tardigrades. Mais aucun n'est susceptible de croiser l'orbite de la Terre, soulignent les chercheurs.

    L'explosion cataclysmique d'une étoile (supernova) et les sursauts de rayons gamma (brefs jets de matière très énergétiques) se traduiraient notamment par d'intenses radiations qui détruiraient la couche d'ozone protectrice. "Mais la vie pourrait continuer sous Terre", considère l'étude. Et la probabilité qu'une étoile massive explose assez près de la Terre pour tuer toutes les formes de vie sur la planète est "négligeable", toujours selon elle. Même chose pour les sursauts de rayons gamma

    L'espoir de trouver des "tardigrades martiens"

    La résistance des tardigrades aux événements cosmiques "semble démontrer, que la vie, une fois qu'elle a démarré, est difficile à éliminer complètement", souligne David Sloan, de l'Université d'Oxford, co-auteur de l'étude. Un constat qui nourrit l'espoir de trouver un jour de la vie ailleurs que sur notre planète. "Il est possible qu'il y ait d'autres espèces résistantes ailleurs dans l'univers", estime Rafael Alves Batista. Sur Mars, "des organismes dotés d'une tolérance aux radiations et aux températures similaires à celle des tardigrades pourraient survivre longtemps sous la surface", relève Abraham Loeb, du département astronomie de Harvard et co-auteur de l'étude. Les probables océans sous la surface d'Europe, satellite naturel de Jupiter, pourraient eux aussi présenter des conditions similaires à celles des océans terrestres profonds où l'on trouve des tardigrades.

    Surviletardigrade

    Source : sciencesetavenir.fr, Wikipédia

    Une nouvelle étude menée par des chercheurs japonais révèle le secret des tardigrades. De minuscules invertébrés souvent considérés comme l'animal le plus indestructible de la planète. La clé de leurs super-pouvoirs pourrait même un jour aider à protéger les humains. Mi-chenille, mi-rat taupe nu, le tardigrade ne paie pas de mine. Pourtant, cette créature également appelée "ourson d'eau" est une véritable merveille de la nature. Elle affiche en effet une résistance assez incroyable. Rayons X, températures extrêmes, vide de l'espace et même déshydratation totale, cette créature survit à tout. A tel point que certains la considèrent comme quasi indestructible. Pour en arriver là, cet invertébré aquatique mesurant moins de 1,5 mm de long, a mis au point de remarquables facultés de défense. Notamment celle de réparer son propre ADN lorsqu'il est endommagé. Aujourd'hui, des chercheurs japonais pensent avoir compris l'origine d'une telle prouesse. En séquençant l'ADN du tardigrade, ils ont découvert l'existence d'une protéine très particulière. D'après Takuma Hashimoto et ses collègues de l'Université de Kyoto, cette protéine serait spécifique au tardigrade et protègerait son ADN des dommages liés aux radiations. C'est pourquoi les scientifiques l'ont baptisée "Dsup" pour "damage suppressor". Une protéine transférée sur des cellules humaines "Nous étions vraiment surpris", a expliqué Takuma Hashimoto, biologiste et principal auteur de l'étude parue dans la revue Nature Communications. Pour ses recherches, l'équipe a jeté son dévolu sur une espèce particulière de tardigrade, Ramazzottius varieornatus, considérée comme l'une des plus résistantes de toutes. Mais ils ne se sont pas arrêtés là. Pour étudier son génome, ils en ont inséré une partie dans des cellules humaines qu'ils ont ensuite exposées à des radiations notamment. C'est de cette façon qu'ils ont découvert l'origine de la résistance de l'animal, la protéine Dsup. D'après les résultats obtenus, cet ajout d'ADN aurait réduit de 40% les dommages liés aux radiations sur les cellules. "C'est étonnant de constater qu'un seul gène est suffisant pour améliorer la tolérance aux radiations de cellules humaines en culture", a commenté pour l'AFP, Takuma Hashimoto. Mais la protéine protègerait aussi les cellules de la dessiccation, autrement dit d'une déshydratation extrême. Un processus qui affecte l'ADN de la même façon que les radiations. Un futur bouclier pour l'ADN humain ? "On pense que la tolérance envers les rayons X découle de l'adaptation de l'animal à une sévère déshydratation", a commenté pour Nature, Takekazu Kunieda, biologiste moléculaire et membre de l'équipe de recherche. Ainsi, la possibilité que les facultés du tardigrade puisse être transférée sur des cellules humaines ne manque pas d'intéresser les spécialistes. "Nous pensons que la protéine pourrait fonctionner comme un bouclier physique et protéger l'ADN humain contre les attaques", a relevé Takuma Hashimoto. Une possibilité d'autant plus cruciale que la protection et la réparation de l'ADN jouent un rôle fondamental pour les cellules et dans la survenue de certaines maladies comme le cancer. Cette découverte pourrait ainsi un jour ouvrir une voie pour améliorer la résistance des cellules humaines voire "bouleverser notre façon de préserver les matériaux biologiques", d'après Takekazu Kunieda. Néanmoins, le tardigrade est encore loin d'avoir révélé tous les secrets de son incroyable résistance, comme l'a confirmé un autre expert des oursons d'eau. D'après Ingemar Jönsson, scientifique de l'Université Kristianstad en Suède, "nous commençons juste à explorer le trésor génétique que le génome du tardigrade représente".

    En savoir plus : http://www.maxisciences.com/tartigrade/le-tardigrade-cet-animal-quasi-indestructible-revele-la-cle-de-ses-super-pouvoirs_art38760.html
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    Une nouvelle étude menée par des chercheurs japonais révèle le secret des tardigrades. De minuscules invertébrés souvent considérés comme l'animal le plus indestructible de la planète. La clé de leurs super-pouvoirs pourrait même un jour aider à protéger les humains. Mi-chenille, mi-rat taupe nu, le tardigrade ne paie pas de mine. Pourtant, cette créature également appelée "ourson d'eau" est une véritable merveille de la nature. Elle affiche en effet une résistance assez incroyable. Rayons X, températures extrêmes, vide de l'espace et même déshydratation totale, cette créature survit à tout. A tel point que certains la considèrent comme quasi indestructible. Pour en arriver là, cet invertébré aquatique mesurant moins de 1,5 mm de long, a mis au point de remarquables facultés de défense. Notamment celle de réparer son propre ADN lorsqu'il est endommagé. Aujourd'hui, des chercheurs japonais pensent avoir compris l'origine d'une telle prouesse. En séquençant l'ADN du tardigrade, ils ont découvert l'existence d'une protéine très particulière. D'après Takuma Hashimoto et ses collègues de l'Université de Kyoto, cette protéine serait spécifique au tardigrade et protègerait son ADN des dommages liés aux radiations. C'est pourquoi les scientifiques l'ont baptisée "Dsup" pour "damage suppressor". Une protéine transférée sur des cellules humaines "Nous étions vraiment surpris", a expliqué Takuma Hashimoto, biologiste et principal auteur de l'étude parue dans la revue Nature Communications. Pour ses recherches, l'équipe a jeté son dévolu sur une espèce particulière de tardigrade, Ramazzottius varieornatus, considérée comme l'une des plus résistantes de toutes. Mais ils ne se sont pas arrêtés là. Pour étudier son génome, ils en ont inséré une partie dans des cellules humaines qu'ils ont ensuite exposées à des radiations notamment. C'est de cette façon qu'ils ont découvert l'origine de la résistance de l'animal, la protéine Dsup. D'après les résultats obtenus, cet ajout d'ADN aurait réduit de 40% les dommages liés aux radiations sur les cellules. "C'est étonnant de constater qu'un seul gène est suffisant pour améliorer la tolérance aux radiations de cellules humaines en culture", a commenté pour l'AFP, Takuma Hashimoto. Mais la protéine protègerait aussi les cellules de la dessiccation, autrement dit d'une déshydratation extrême. Un processus qui affecte l'ADN de la même façon que les radiations. Un futur bouclier pour l'ADN humain ? "On pense que la tolérance envers les rayons X découle de l'adaptation de l'animal à une sévère déshydratation", a commenté pour Nature, Takekazu Kunieda, biologiste moléculaire et membre de l'équipe de recherche. Ainsi, la possibilité que les facultés du tardigrade puisse être transférée sur des cellules humaines ne manque pas d'intéresser les spécialistes. "Nous pensons que la protéine pourrait fonctionner comme un bouclier physique et protéger l'ADN humain contre les attaques", a relevé Takuma Hashimoto. Une possibilité d'autant plus cruciale que la protection et la réparation de l'ADN jouent un rôle fondamental pour les cellules et dans la survenue de certaines maladies comme le cancer. Cette découverte pourrait ainsi un jour ouvrir une voie pour améliorer la résistance des cellules humaines voire "bouleverser notre façon de préserver les matériaux biologiques", d'après Takekazu Kunieda. Néanmoins, le tardigrade est encore loin d'avoir révélé tous les secrets de son incroyable résistance, comme l'a confirmé un autre expert des oursons d'eau. D'après Ingemar Jönsson, scientifique de l'Université Kristianstad en Suède, "nous commençons juste à explorer le trésor génétique que le génome du tardigrade représente".

    En savoir plus : http://www.maxisciences.com/tartigrade/le-tardigrade-cet-animal-quasi-indestructible-revele-la-cle-de-ses-super-pouvoirs_art38760.html
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