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Edouard Philippe Premier ministre. "On ne travaille pas assez dans ce pays !" #ONPC 2014

Edouard Philippe Premier ministre.
"On ne travaille pas assez dans ce pays !" #ONPC 2014

Edouard Philippe, trois accrocs sur son CV

Le nouveau Premier ministre est le juppéiste Edouard Philippe. Retour sur trois points qui pourraient lui valoir de nombreuses critiques par ses opposants. 

Politiquement Edouard Philippe correspond bien au profil recherché par Emmanuel Macron pour tenter de fracturer la droite. L'homme âgé de 46 ans et aujourd'hui maire du Havre a toutefois débuté sa carrière politique au Parti socialiste dans les années 1990 - il était rocardien, comme le nouveau Président - avant de changer de bord et de se rapprocher d'Alain Juppé, pour en devenir l'un des plus proches collaborateurs. Outre cela, plusieurs points ne manqueront pas d'être soulevés par ses futurs opposants : son passé chez Areva notamment ou encore le fait qu'il ait été rappelé à l'ordre en 2014 par la Haute autorité pour la transparence de la vie politique.

Directeur des affaires publiques chez Areva

Edouard Philippe a alterné entre vie politique et secteur privé. Après avoir un temps travaillé dans le cabinet d'avocats Debevoise & Plimpton LLP, il revient aux côtés d'Alain Juppé en 2007 en intégrant son cabinet au ministère de l'Ecologie en tant que conseiller. Mais cela ne durera qu'un temps puisqu'Alain Juppé, défait aux élections législatives, quitte le gouvernement le mois suivant. Edouard Philippe retourne alors dans le monde de l'entreprise, devenant directeur des affaires publiques chez Areva. Cette multinationale française du secteur de l'énergie spécialiste des métiers du nucléaire. Il y reste trois ans, de 2007 à 2010, avant de conquérir la mairie du Havre.

 

En amont de l'annonce du gouvernement, plusieurs noms ont été soumis à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) pour vérification. Le dossier d'Edouard Philippe, le maire LR du Havre, a ainsi été épluché cette semaine. "Parmi d'autres", indique une source informée au JDD. Les services ont notamment vérifié si, à cause de ses fonctions de directeur des affaires publiques d'Areva, entre 2007 et 2010, Edouard Philippe avait été cité dans le cadre de l'enquête judiciaire en cours sous la présidence d'Anne Lauvergeon. Réponse négative.

 

En 2014, un blâme par cette même Haute autorité

Selon Mediapart, Edouard Philippe a écopé en 2014 d'un blâme de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. La raison : avoir refusé de fournir certaines informations exigées par la loi. "Aucune idée", avait écrit le député de Seine-Maritime concernant la valeur de ses biens immobiliers. Il faisait donc partie des 23 députés ou sénateurs dont la déclaration avait été assortie d'une appréciation, indiquant que ces "blancs" portaient atteinte au "caractère exact" du document. Sans que cela n'ait de conséquence judiciaire.

Il n'avait pas non plus précisé le montant de ses rémunérations en tant qu'avocat et chez Areva. "Comme beaucoup de parlementaires sans doute, j’ai essayé de concilier le respect de la loi et une forme de mauvaise humeur", avait justifié Edouard Philippe, démentant toute infraction.

Le dossier de la centrale thermique du Havre

Au niveau local, Edouard Philippe s'est battu pour le maintien de la centrale thermique EDF - alimentée au charbon - mise en service en 1983 et qui emploie aujourd'hui 180 personnes sur le site du Havre. Le maire ainsi que des élus de différentes sensibilités craignaient mi-2016 l'avancement de l'arrêt de la centrale initialement prévu en 2035 à 2023, suite au projet de programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) annoncé par le gouvernement.

"Cette fermeture aurait des conséquences dramatiques pour l’activité portuaire, et des conséquences pour la place industrialo-portuaire du Havre", s'inquiétait Edouard Philippe lors d'un conseil municipal de juillet 2016. En septembre, après une rencontre avec la ministre Ségolène Royal, la députée socialiste Catherine Troallic affirmait avoir obtenu des "clarifications". "La centrale ne fermera pas en 2023. A cette date s'opèrera seulement le chantier devant conduire à la transition de la production énergétique au Havre."

En 2016, une étude réalisée conjointement par WWF, l’Alliance pour la santé et l’environnement (Heal), le Réseau action climat Europe (CAN Europe) et le think thank Sandbag évaluait l'impact sanitaire de l’exploitation des centrales à charbon en Europe. Elles seraient responsables de 22.900 décès prématurés en 2013. La France - qui compte aujourd’hui deux centrales à charbon sur son sol (à Cordemais, en Loire-Atlantique, et au Havre) - est l’un des pays les plus touchés par la pollution issue des centrales de ses voisins, principalement l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Pologne, l’Espagne et la République tchèque. En 2013, les centrales à charbon ont été responsables de.1 380 morts prématurées en France, selon l'étude. 

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