Xavier ursat directeur de le gue d edf et herve morin

Nucléaire : la Normandie espère un deuxième réacteur EPR

  • Par belette0
  • Le samedi, 16 Septembre 2017
  • 0 commentaire

Xavier Ursat, directeur délégué d’EDF, et Hervé Morin, président de la Région Normandie, ont visité hier le chantier de l’EPR de Flamanville.

Le président de la Région, Hervé Morin, a expliqué ce vendredi au directeur exécutif d'EDF que la Normandie est candidate à l'accueil d'un deuxième réacteur nucléaire EPR.

 

Lecteur de texte ci-desous :

 

Ce vendredi matin, après avoir visité le chantier de construction de l’EPR de Flamanville, Hervé Morin a commencé une opération de lobbying pour obtenir l’implantation d’un deuxième réacteur nucléaire de ce type en Normandie.

Face à Xavier Ursat, directeur délégué d’EDF, le président de la région Normandie a été clair :

Il faut construire d’autres EPR, et je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas en Normandie. Tout est prêt, en il y a en plus un consensus politique que l’on ne trouve pas ailleurs.

Un appel du pied que les responsables d’EDF se sont bien gardés de repousser. Tout en prenant soin d’expliquer qu’une telle décision dépend du gouvernement, ils ont estimé qu’il faudra construire de nouveaux EPR si on ferme par ailleurs des centrales et que l’on maintient la part du nucléaire à 50% de la production d’électricité.

Dans ce contexte, Flamanville, mais surtout Penly, semblent avoir quelques atouts.

 

Réacteur EPR de Flamanville : coût à 10,5 milliards

EDF a affirmé vendredi que le coût de l’EPR en construction à Flamanville (Manche) serait maintenu à 10,5 milliards d’euros, malgré les problèmes de la cuve de ce réacteur.

« Notre budget à 10,5 milliards d’euros sera respecté. Je n’ajouterai pas les 100 millions », coût selon EDF du remplacement du couvercle de la cuve demandé par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), a affirmé le directeur exécutif d’EDF Xavier Ursat interrogé par l’AFP en marge d’un forum sur l’emploi organisé à Siouville, près de Flamanville.

A la suite de la découverte d’anomalies sur la cuve du réacteur, l’ASN a demandé début juillet à EDF de changer son couvercle d’ici à fin 2024 et d’effectuer des contrôles supplémentaires sur la cuve lorsqu’elle fonctionnera.

« On a aussi dit que nous allions approfondir les tests en exploitation et nous reviendrons dans les deux à trois ans vers l’ASN pour qu’elle nous dise si la nouvelle surveillance qu’on lui propose est de nature à permettre de revenir sur sa décision de remplacement du couvercle. Mais de toute façon on tient les 10,5 milliards », a poursuivi M. Ursat.

« On avait des marges », a ajouté Laurent Thieffry, directeur du projet EPR de Flamanville.

Cet EPR doit démarrer fin 2018 avant que le réacteur ne soit raccordé au réseau au deuxième trimestre 2019, a maintenu EDF vendredi.

Le 6 septembre un responsable de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) avait estimé que le calendrier d’EDF était « tendu » pour l’EPR de Flamanville.

Mais d’après EDF les essais effectués sur les deux EPR en construction à Taïshan permettent à EDF d’être confiants pour Flamanville.

Depuis le début du chantier fin 2007, le démarrage du réacteur a été à plusieurs reprises repoussé. Il devait au départ être lancé en 2012. Son coût a entre-temps plus que triplé à 10,5 milliards d’euros, chiffre annoncé en septembre 2015.

Interrogé sur la différence de prix entre les deux EPR qu’EDF construit à Hinkley Point en Angleterre (24,1 milliards d’euros) et celui de Flamanville, M. Ursat a souligné que l’autorité de sûreté nucléaire britannique avait demandé « quelques modifications », et que l’ouvrage qui va prendre l’eau en mer pour refroidir les réacteurs est « un assez gros ouvrage » en raison de fortes marées à Hinkley Point. Et à « Flamanville, le terrassement était déjà fait », a ajouté M. Thieffry.

4.600 personnes viennent chaque jour travailler sur l’EPR de Flamanville, selon M. Ursat.

Hervé Morin prévoit donc d’en parler au Premier ministre, Edouard Philippe :

Lorsque je sentirai que le sujet commencera à mûrir, je ferai connaître ma position à un Premier ministre… qui est Normand.

Nucléaire EPR normandie Hervé morin

  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !