IRMA

Seisme mineur magnitude 3 4

Simple coïncidence séisme mineur en Guadeloupe et IRMA entre les phénomènes météorologiques et les séismes ?

Simple coïncidence ?

Un séisme mineur de magnitude 3.4 sur l’échelle de Richter a été enregistré le mercredi 6 septembre 2017 à 6h57 (heure locale) en Guadeloupe, alors que l’ouragan Irma (le plus puissant ouragan de l’histoire à toucher terre dans l’Atlantique) ravageait au même moment le nord des Petites Antilles françaises. S’agit-il d’une simple coïncidence ou y aurait-il un lien (aussi ténu soit-il) entre les phénomènes météorologiques et les séismes ?

Si cette hypothèse peut paraître farfelue de prime abord, la répétition et la quasi-simultanéité (parfois toute relative) d’événements similaires dans une même région donnée sont troublantes au point que de plus en plus de scientifiques se penchent sur le possible rôle des grands événements météorologiques dans le déclenchement de séismes (le long des zones côtières le plus souvent). Cette approche systémique des phénomènes a d’ailleurs été intégrée dans le plan Séisme aux Antilles adopté par le gouvernement français en janvier 2007.
De nombreuses études ont déjà démontré le lien qui existe entre la sismicité et le climat sur de longues périodes. À l’échelle de centaines de milliers d’années, les changements climatiques observés à l’échelle mondiale peuvent schématiquement conduire à deux situations extrêmes : les périodes froides, marquées par de grandes glaciations, où le niveau des océans est très bas et où une grande partie de l’eau est stockée sous forme de glace sur les continents — ces derniers s’affaissant alors lentement sous le poids des calottes glaciaires (on parle de subsidence isostatique) ; et les périodes chaudes, où l’eau est principalement stockée sous forme liquide dans les océans dont le niveau est au plus haut, et où ne subsistent que de rares glaciers sur les continents — lesquels connaissent alors un phénomène de rebond ou ajustement isostatique. Par ailleurs, l’augmentation du niveau de la mer se traduirait par une augmentation de la sismicité le long des zones côtières océaniques.
Les déséquilibres et déformations isostatiques associées directement ou indirectement aux changements climatiques ont donc des conséquences sismiques.

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