L'ONU alourdit les sanctions contre la Corée du Nord

Le régime stalinien, qui a réalisé un essai nucléaire souterrain le 25 mai dernier, pourrait répondre à ces sanctions par un nouveau tir.

Après le tir de missile du 25 mai dernier, l'ONU a décidé de réagir : le Conseil de sécurité de l'organisation a décidé d'aggraver vendredi les sanctions en vigueur contre la Corée du Nord. L'organisation «exige que la Corée du Nord s'abstienne de tout nouvel essai ou tir de fusée utilisant la technologie des missiles».

Les nouvelles sanctions, assez fortes pour faire mal selon les Etats-Unis, ont été négociées par les membres permanents du Conseil ayant le droit de veto (Etats-Unis, Chine, France, Grande-Bretagne, Russie) ainsi que par la Corée du Sud et le Japon. Elles prévoient la mise en place d'un système renforcé d'inspection des cargaisons aériennes, maritimes et terrestres à destination ou en provenance de Corée du Nord, y compris en haute mer, un élargissement de l'embargo sur les armes et un alourdissement des sanctions financières à l'encontre de Pyongyang. Le but est clair selon Susan Rice, l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU : empêcher les activités nucléaires et balistiques du régime de Kim Jong Il et assécher les revenus qu'il tire des ventes d'armes et de technologie.

La Maison-Blanche a déjà prévenu que la réaction de Pyongyang pourrait être «irresponsable et dangereuse». Et cette crainte parait justifiée. Lundi, la Corée du Nord a annoncé qu'elle considérerait toute sanction comme une «déclaration de guerre» appelant des «mesures de légitime défense ».

Selon les services de renseignements américains cités par Fox News et le ministère de la défense sud-coréen, la Corée du Nord prévoit de répondre à toute sanction de l'ONU par un troisième essai nucléaire. La CIA aurait découvert, toujours selon Fox News, que Pyongyang avait l'intention de retraiter ses barres de combustible nucléaire pour obtenir du plutonium de qualité militaire, de relancer son programme d'enrichissement d'uranium et de tirer un autre missile balistique intercontinental Taepodong-2. Le 27 mai dernier, elle a aussi annoncé n'être plus liée à l'armistice de 1953 ayant mis fin à la guerre de Corée.

Pyongyang est déjà sous le coup de sanctions du Conseil de sécurité prévues par la résolution 1718, adoptée en octobre 2006 après son premier essai nucléaire

Source : lefigaro.fr

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