séisme du 14 juillet 2011 en Normandie

4,5 sur l'échelle de Richter  séïsme enregistré le jeudi 14 juillet 2011 

 

Au milieu de la Manche, par le Bristish Geological Survey (BGS), est passé (presque) inaperçue en France. "C'est un petit séisme qui s'est produit trop loin en mer pour qu'il ait été fortement ressenti par la population", explique-t-on ce vendredi 15 juillet au Bureau Central Sismologique Français (BCSF). Et il n'y a eu aucun dégâts".

Date (en temps universel) : 14/07/2011
Heure (en temps universel) : 06h59
Magnitude : 4.5

Latitude : 49.87°N

Longitude : 0.63)W

 


Sur son site Internet, le BCSF a ouvert une "page" spéciale  sur le séisme du 14 juillet en Manche. " Ce séisme s'est produit à 8 h 59 en mer (ndrl : à une profondeur de  10 km au large de Newport). Ce tremblement de terre a été faiblement ressenti à terre par la population sur une centaine de kilomètres autour de l'épicentre. Le CODIS du département du Calvados n'a pas eu d'appel et n'a fait aucune sortie de secours".

Selon les témoignages recueillis par le BCSF, trois départements normands ont été affectés : Calvados, Manche et Seine-Maritime. Les témoins évoquent principalement "un grondement souterrain faible et lointain accompagné d'une faible vibration ou oscillation d'objets". En Seine-Maritime, les seuls témoignages proviennent de la commune de Quiberville-sur-Mer.

Chargé d'étudier les phénomènes sismologiques enregistrés en France, le BCSF confirme que la Manche et la Normandie ne sont pas considérés comme des zones de "forte sismicité". " Mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a aucun risque de voir un séisme se produire.

 

« Tous les séismes recensés dans la région sont rares et modérés », explique Pierre Pannet, géologue en charge de la thématique « risques naturels » au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), à Hérouville-Saint-Clair. La zone est donc « fragilisée » mais son activité sismique reste faible par rapport aux Alpes, aux Pyrénées ou encore au Massif central.

« Le séisme du 14 juillet est de quinze à vingt millions de fois moins puissant que celui du Japon », ajoute le géologue.

Quel élément est à l'origine de ce séisme ?

Il a été causé par le mouvement de failles situées entre le massif armoricain et le bassin parisien. En Basse-Normandie, il y a deux types de failles : les failles régionales que l'on peut suivre sur des dizaines de kilomètres, et les autres, plus petites. Deux failles régionales courent entre Caen et le littoral. Elles ne sont pas actives, mais peuvent bouger en fonction des conflits entre différentes plaques tectoniques. « La poussée du continent africain sur le continent européen les a probablement réveillées », avance Pierre Pannet.

Quels sont les antécédents dans la région ?

Une trentaine de séismes comme celui du 14 juillet ont été recensés depuis le XVIIe siècle dans la région. Celui du 30 décembre 1775 a, par exemple, atteint 7 sur l'échelle MSK (Medvedev-Sponheuer-Karnik), qui mesure l'intensité de la secousse sur une échelle allant de 1 à 12. Il a provoqué des dégâts sur les bâtiments de l'époque. Un autre a touché les environs de Coutances, dans la Manche, le 1er avril 1853 et s'est fait ressentir jusque dans le Calvados. Son intensité était d'environ 6 sur l'échelle MSK. Le dernier gros séisme dans le Calvados a été enregistré le 12 août 2006 à proximité de Caen, avec une magnitude de 3,2 sur l'échelle de Richter.

Peut-on prévoir les secousses ?

« Ce genre de séisme de faible magnitude et intensité n'est pas prévisible », pointe Pierre Pannet. De plus, l'activité tectonique de la terre n'est pas régulière. Par exemple, quatre séismes ont été recensés en 1927. Mais aucun entre 2006 et celui du 14 juillet, au large du Bessin.


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Commentaires

  • Mathis
    • 1. Mathis Le jeudi, 21 Juillet 2011
    J'étais au lit à 9 heures ( en normandie près de Dieppe); J'ai ressentis des vibrations dans la chambre, Les murs ont émmis des petits craquements.