Austérité Grec : Emeute devant le parlement...

Jeudi noir pour les Grecs

Les députés grecs se prononcent ce jeudi sur un projet de loi devant permettre l’économie de 4,6 milliards d’euros, et une hypothétique restructuration de la dette. Face à ces nouvelles mesures d’austérité, des milliers de Grecs sont dans la rue.

 Jeudi 18 mai 2017 est à marquer “d’une pierre noire”, aussi sombre que la une du nouveau journal Eleftheria Tou Typou, car c’est aujourd’hui que les députés grecs sont appelés à adopter un nouveau train de mesures de rigueur. La une de ce jeune journal indépendant revient donc sur les manifestations et la grève générale qui ont quasi paralysé la Grèce hier. Sur fond noir, des milliers de visages apparaissent. Ce sont des retraités, fonctionnaires, professions libérales qui désespèrent à l’idée de voir “leurs pensions une nouvelle fois réduites. C’est la treizième amputation depuis le début de la crise en 2010 et cette fois, elle concerne toutes les retraites, personne n’est épargné. Rien de plus douloureux quand on sait que près de la moitié de la population grecque arrive à survivre grâce aux pensions de leurs parents ou grands-parents”, précise le quotidien.

 

Sur le même ton, Ta Nea relate la tension au sein du Parlement. “Les députés de l’opposition n’ont pas hésité à rappeler à Alexis Tsipras qu’il avait promis de mettre un terme à la rigueur et que son parti n’avait aucun scrupule à bloquer le pays par des rassemblements quotidiens contre des mesures bien moins sévères”, explique le journal de centre gauche. “D’autant, ajoute Ta Nea, que les contre-mesures promises ne font pas le poids par rapport à la dureté des 5 milliards d’euros de nouvelles mesures.

 

Il n’empêche, souligne Efimerida Ton Syntakton, journal de soutien au gouvernement, grâce à cela, “le gouvernement est en pleines tractations avec les bailleurs de fonds du pays pour alléger la dette du pays. Le Premier ministre est serein”, précise le quotidien, qui affirme même qu’Alexis Tsipras pourrait bien porter une cravate d’ici la fin de l’année, ce qu’il a promis si la dette était allégée. Mais le journal ne se fait pas d’illusions sur les réticences du ministre allemand des Finances et reste prudent, peut-être pour mieux crier victoire après les élections allemandes de septembre.

 

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