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Coup de grâce pour l'EPR de Flammanville

Le coup de grâce pour le réacteur de Flamanville !

Coup dure pour l'EPR (Réacteur pressurisé européen) de Flamanville, dans la Manche.
Le défaut repéré dans ses cuves les rendrait inaptes à supporter des chocs thermique comme celui qu'entraîne l'injection d'eau froide dans le circuit primaire du réacteur.Cuve epr flamanville

Le Fond et le couvercle touchés

Dans un commpuniqué de presse diffusé le 7 avril 2015, l'aurité de sûreté nuclaire (ASN) annonçait avoir "été informée par Areva d'une anomalie de la composition de l'acier dans certaines zones du couvercle et du fond de la cuve du réacteur de l'EPR de Flammanville..." AREVA a mené des essais chimiques et mécaniques sur un couvercle de cuves similaire à celui du réacteur EPR de Flammanville. Les résultats de ces essais on montré, fin 2014, la présence d'une zones présentant une concentration importante en carbone et conduisant à des valeurs de résilience mécanique plus faibles qu'attendues.

L'ASN a informé sont homologues étrangères. En effet, deux EPR sont en construction en Chine, sur le site de Taishan, dans la province du Guangdong, et un à Olkiluoto, en Finlande. Certaines calottes des réacteurs chinois ont été fabriquées par la filiale d'Areva, Creusot Forge, selon un procédé similaire à celui de la cuve de l'EPR de Flammanville, mais celles de l'EPR Finlandais émanent  d'un fournisseur japomais, japan Steelworks, et sont indemmes de cette "anomalie"

Un composant crucial

Le 15 avril dernier, le président de l'ASN, Pierre-Franck chevet, en présentant à l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologique (OPECST) son rapport annuel sur la sûreté nucléaire en France, a précisé : " C'est une anomalie de fabrication que je qualifierais de sérieuses, voires trés sérieuse, qui de plus touche un composant crucial, la cuve."
Areva a proposé à l ASN de réaliser à partir d'avril 2015 de nouveau essais sur le couvercles représsentatif pour connaîtres présicément la localisation de la zone concerné ainsi que ses propriétés mécaniques.
Les résultats sont attendus pour le mois d'octobre.
Areva veut procéder à ces essais complémentaires '" pour apprécier l'importance de l'anomalie, essayer de la qualifier et de voir quels impact elle a potentiellement sur la sûreté".

Sur ce dernier point, Pierre-Franck chevet a déclaré : " Il ne faudra pas qu'on ait une appréciation positive sur le sujet si on veut pouvoir démarrer, il faudra qu'on ait une conviction forte, une quasicertitude", avant de préciser, toujours dans sa présentation du rapport 2014, qu'"il est totalement exclu qu'une cuve puisse rompre, elle doit être conçue pour exclure la rupture". Et pour ce faire un avis de l'ASN n'exclut pas de recourir à des experts étrangers.

Areva d'enfonce

Areva a aussi, selon Greenpeace, pris un risque industriel en décidant de faire une série de calottes sur la base d'un même étalon, " La piéces étalon sur laquelle a été détecté l'anomalie est censée valider l'ensemble des calottes" Ceusot Forges a fabriqué des calottespour Flammanville et Taishan  1 et 2, mais aussi pour les réacteur qui ne sont pas encor commandés, comme Taishan 3 et Hinkley point ( au sud-ouest de Angleterre). Une erreur qui ne fait qu'aggraver une situation financières des plus délicates pour le leader mondial de l'énergie nuclaires, qui a annoncée, le 4 mars dernier une perte de 4.8 milliards d'euro sur l'exercice 2014 et une baisse de 8% de son chiffre d'affaires. On peut se demander à présent ce que vont penser ses client potentiels que sont l'Afrique du sud, la Pologne, L'Arabie Saoudite, ou l'Inde qui envisageait de commander de deux à sic EPR.

Le Nucléaire pas cher

Car qui peut encore croire au mythe de l'énergie nucléaire sûre et bon marché ? La mise en services de l'EPR, initialement prévu en 2012, a été reportée à 2017. Son coût devait être de 3.3 milliard d'euro, il est estimé aujourd'hui à 8.5 milliard d'euro. Un autre EPR d'Areva , celui de d'Olkiluoto en Finlande, connaît les même dérives. Il compte déja neuf ans de retard et sont coût a presque triplé depuis 2005. Qui va éponger ces sommes faramineuses ? qui va payer ce coût de production toujours croissant du mégawattheure (MWh) si ce n'est le contribuable-consommateur ? Et quand la publication officiel, déja reportée une fois, de l'étude de l'Ademe montrant que la France a les moyens d'atteindre un objectif de 100% d'énergie renouvelables en 2050 ?

 

Belette

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