Des astronomes ont-ils prouvé l’existence d’univers parallèles ?

Deux scientifiques ont publié une étude dans laquelle ils questionnent l'existence du "multiverse", c'est-à-dire des univers parallèles superposés les uns aux autres.

Mondeparrallele

On appelle ça, le multiverse : cet incroyable ensemble d’univers parallèles. Car il y a d'abord l'univers dans lequel nous écrivons ces lignes, qui est aussi celui dans lequel vous le lisez. Puis il y a celui où c'est vous qui les écrivez et nous qui les lisons. Peut-être en existe-t-il même un dans lequel Emmanuel Macron passe ses après-midi à partager des photos de chat sur Facebook ? Selon la théorie des univers parallèles multiples, une quantité infinie d'univers exprime chacun une version différente de la réalité. Ça vous semble complètement barré ? Une nouvelle étude publiée récemment sur un mystérieux "Point froid" (Cold Spot) de l’univers avance l'idée que cette théorie n'est pas si farfelue.

 

Découverte en 2004, la région du Point froid est située entre 6 et 10 milliards d’années de la Terre et mesure environ un milliard d’années-lumière. Cette immense région est étonnamment plus froide que les régions environnantes. Pourquoi ? Personne ne détient de réponse formelle. Mais selon la principale hypothèse, le froid serait vraisemblablement causé par un gigantesque vide intersidéral entre les galaxies. Ce vide, lui, serait provoqué par l’absence de 10 000 galaxies, en comparaison des autres points proches de l’univers.

La première preuve de l’existence du multiverse ?

Deux astronomes et chercheurs de l’université de Durham, au Royaume-Uni, ont publié à la fin du mois d’avril une étude défendant une autre théorie, tout à fait intriguante. Dans la prestigieuse revue scientifique Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, ils expliquent que ce point froid pourrait avoir subi une variation de température après une collision entre… Deux univers parallèles.

En effet, pour eux, l’explication d'un gigantesque vide intersidéral comme origine du froid qui règne dans cette région ne tient pas debout. "Ces vides intersidéraux que nous avons détectés ne s’expliquent pas la cosmologie standard", explique Ruari Mackenzie, l’un des auteurs de l’étude. "Il existera peut-être dans le futur un modèle non standard pour lier les deux événements, mais selon nos calculs, cela est très peu probable".

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