satellite commercial américain

C'est l'un des premiers accidents majeurs de ce genre dans l'espace.

Un satellite commercial américain a été détruit après avoir percuté un satellite militaire russe.

«Il y a eu une collision le 10 février à environ 800 kilomètres d'altitude, entre un appareil cosmique Iridium-33 (560 kilos) et un appareil cosmique militaire russe Cosmos-2251» (900 kilos), a confirmé jeudi le commandant des forces spatiales russes, cité par l'agence Interfax.



Le général Alexandre Iakouchine a précisé que le satellite avait été mis en orbite en 1993 mais que l'appareil «n'était plus utilisé» depuis 1995.

6.000 satellites ont été envoyés dans l'espace depuis 1957
Ce type de collision à ces centaines de kilomètres de la Terre est très peu probable. L'accident a provoqué deux nuages de débris, dont la Nasa, l'agence spatiale américaine, suit de près l'évolution, notamment par rapport à la station spatiale internationale (ISS). Mais les risques de collision avec l'ISS «restent très faibles», a assuré à  le porte-parole de la Nasa, John Yembrick.

Près de 6.000 satellites ont été envoyés dans l'espace depuis que l'Union soviétique a mené pour la première fois en 1957 un vol habité autour de la Terre avec Spoutnik 1.

Environ 3.000 sont toujours opérationnels, selon la Nasa, mais le chiffre précis d'engins en activité est difficile à déterminer. Le Commandement stratégique américain (STRATCOM) parle lui de 800 satellites, tandis que le Centre national d'études spatiales (CNES), l'agence spatiale française, avance le chiffre de 600.

Les débris s'accumulent
Les experts sont de plus en plus inquiets de ces débris qui s'accumulent dans l'espace et dérivent aujourd'hui en orbite. Selon une organisation internationale, l'Index de sécurité spatiale, ces débris --d'une taille allant de 1 à 10 centimètres de diamètre-- seraient au nombre de 300.000.

En 1996, un satellite-espion français, baptisé «cerise», avait été heurté à la vitesse d'environ 50.000 km/heure par un fragment d'une fusée Ariane.

Pour éviter les collisions, les agences spatiales mettent en place une veille, a expliqué M. Goudy, relevant que les experts du Centre français procédaient à une manoeuvre d'évitement «une à deux fois par an». Selon lui, l'accident de mardi est dû à un vraisemblable «défaut de surveillance».

leparisien.fr

 

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