Lutte contre la pauvreté le president français a promis lors d'une table ronde...

Le président français a promis lors d'une table ronde sur la lutte contre la grande pauvreté,

à Compiègne, que les plus démunis ne seraient pas les oubliés de ce plan.

 

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Le Secours catholique a cependant regretté que le chef de l'Etat ne lance pas un plan plus ambitieux.Dans un communiqué, il souligne "l'énorme disproportion" entre les montants annoncés et"ceux alloués ces dernières semaines pour venir en aide à divers secteurs de l'économie".
"Demain j'annoncerai des mesures importantes pour recréer les conditions de la croissance, pour renforcer la compétitivité de notre pays et pour traverser cette crise en en sortant plus fort", a déclaré Nicolas Sarkozy à Compiègne.

Ceux qui souffrent déjà en période de croissance et subissent encore plus violemment les périodes de crise "ne peuvent pas être les oubliés de la relance", a souligné le chef de l'Etat, selon qui près de huit millions de personnes vivent en France sous le seuil de pauvreté.

Près de 800.000 d'entre elles (contre 700.000 en 2007) se sont tournées en 2008 pour se nourrir vers les 4.900 associations qui travaillent avec les 79 banques alimentaires de France.



Avant la table ronde, Nicolas Sarkozy a visité les entrepôts d'un de ces organismes qui collectent des produits alimentaires auprès de l'Union européenne, de l'Etat, des industriels, de la grande distribution et des particuliers.

Il a annoncé que l'Etat débloquerait 20 millions d'euros pour aider les banques alimentaires à améliorer leur gestion et leurs capacités de stockage. Le ministère de la Défense mettra en outre à leur disposition 4.000 m2 d'entrepôts dans le XVIIIe arrondissement de Paris.

Le chef de l'Etat a aussi souhaité que l'industrie agro-alimentaire, les producteurs agricoles et la grande distribution évitent toute destruction abusive de nourriture.

Il a lancé au passage un avertissement aux sociétés qui ont fortement augmenté les prix des produits alimentaires en 2007 et menacent aujourd'hui de délocaliser leurs activités.

"Je dis à certains industriels, attention: quand ça allait bien on a eu 10% de hausse, maintenant, ça va moins bien depuis quelques mois, ce n'est pas la peine de nous expliquer qu'il faut fermer les usines et que c'est la catastrophe", a-t-il dit.

"On ne peut pas être pendant des années à récupérer des bénéfices et puis quelques mois de crise à expliquer qu'il faut tout fermer. Il y a un équilibre à trouver", a-t-il ajouté.

SURENDETTEMENT

Le programme de logements d'urgence comprendra la création de 1.000 places supplémentaires pour atteindre le total de 100.000 places, soit un investissement de 15 millions d'euros, et l'amélioration du parc existant, à hauteur de 80 millions.

Nicolas Sarkozy a confirmé que son plan de relance prévoyait aussi une forte hausse de la création de logements sociaux.

Il a par ailleurs confirmé une revalorisation du minimum vieillesse de 25% d'ici 2012 et de 6,9% dès 2009.

Il s'est aussi engagé à porter de 55% à 60% le taux de réversion pour les veuves les plus modestes en 2010 - "c'est 600.000 personnes qui recevront 80 euros de plus par mois" - et de revaloriser les pensions des retraités de l'agriculture.

De façon générale, en 2009, sept milliards d'euros seront consacrés à la revalorisation de l'ensemble des minima sociaux, a souligné le président de la République.

En matière de surendettement, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, est chargée d'une réforme visant à encadrer les crédits à risque (crédits "revolving") et à surveiller les pratiques des sociétés de rachat et de gestion, que Nicolas Sarkozy a accusées de se livrer à l'usure.

Une réforme des procédures de lutte contre le surendettement sera d'autre part lancée au premier semestre 2009.

Le chef de l'Etat a enfin promis d'ouvrir des discussions avec les principales associations d'aide aux sans abris sur la question de l'hébergement des sans domicile fixe, pour aboutir à un accord sur des lignes directrices - une allusion à la polémique sur l'hébergement obligatoire proposé par la ministre du Logement Christine Boutin.

Comment cette nouvelle aide va-t-elle se répartir?

Quelles associations ou institutions en bénéficieront? Dans combien de temps? Voilà les questions qui se posent aujourd'hui, et qui nécessitent des réponses rapides. Mais l'argent seul n'est pas suffisant. La solidarité doit se comprendre dans son ensemble. Elle doit s'exercer en amont par d'autres biais comme l'intégration, la réinsertion, l'accès à la culture ou encore le soutien scolaire. Esperons que cet élan ne soit pas que conjoncturel. L'été également, les gens doivent pouvoir se nourrir...

 

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