L’incroyable arnaque de BP: le puits (B) qui n’a jamais été colmaté

Madames et messieurs, British Petroleum (BP) a menti à toute la population – encore une fois – à propos de ce qui se passe réellement dans le golfe du Mexique suite à l’explosion de la plateforme du Deepwater Horizon le 20 avril dernier, qu’elle louait de l’opérateur Transocean Ltd.


Sauf que cette fois-ci, la manipulation de la réalité dépasse tout entendement. Suite aux efforts infructueux continuels durant tout l’été de colmater la plus importante fuite de pétrole de l’histoire des États-Unis, BP a plutôt opté pour tromper la population en présentant un colmatage d’un autre puits. Vous avez bien lu: BP, avec l’aide de l’administration Obama et des médias traditionnels, ont procédé à un spectacle orwellien de miroirs et de fumée en colmatant un autre puits que celui qui avait explosé le 20 avril.

Ces affirmations ne sont pas à prendre à la légère et elles sont soutenues par des évidences et preuves qui sont soumises à l’examen des lecteurs et des lectrices.

Tout d’abord, il est important de prendre connaissance du document officiel

 

produit par British Petroleum conjointement avec le US Minerals Management Service (MMS). Selon ce document public, il existe deux puits dans la région où le déversement s’est produit. Le premier, le Puits « A » (Well A), a été percé plus tôt cette année et a rencontré des problèmes et fut par la suite colmaté et abandonné. Cela a été confirmé lors de l’émission américaine « 60 minutes » de CBS par un témoin, Mike Williams (vidéo disponible ici). Par la suite, le Puits « B » (Well B) a été percé pour finalement résulter en l’explosion et la destruction de la plateforme du Deepwater Horizon. (Prendre note que dans le document se trouve une erreur de rédaction à la page 10 du MMS PDF concernant la coordonnée Y pour le Puits B. La coordonnée est correctement inscrite en page 3 et 11. Vous remarquerez que la personne (dyslexique?) qui a écrit le rapport a inversé un ’1′ et un ’4′ à la page 10. Ceci est important parce qu’une grande confusion pourrait en résulter: la véritable coordonnée du Puits B devrait être Y=10431494, et non pas Y=10434194)

Cela est clairement visible en première page du document de BP et du MMS. BP a reçu la permission du MMS de percer deux puits dans le bloc « 252 Mississippi Canyon Area » (MC252). La localisation du bloc porte le numéro OCS-G 32306 et à l’intérieur de celui-ci se trouve inscrit le Puits A et le Puits B qui furent tous deux prévus et approuvés par le MMS. Voilà l’information cruciale que BP, le gouvernement américain et les grands médias ont omis de révéler au public. Tout cela est clairement indiqué sur la carte fournie par BP à la page 3 du même document, où il est possible de voir exactement le positionnement du Puits A et B. En page 8, dans la section « Tentative Schedule of Proposed Activities« , on peut y voir le début proposé des travaux des deux puits et du délais de 100 jours accordés pour réaliser les travaux aux deux emplacements qui sont décrits comme devant être « percés et ensuite temporairement abandonnés ». Il semble que BP et Transocean n’ont pas su respecter les délais prescrits, mais il n’en demeure pas moins que deux puits ont été percés; le Puits A et ensuite le Puits B.

Venant soutenir l’évidence que ces deux puits furent bel et bien percés, se trouve cet autre document officiel datant du 27 avril 2010 concernant les deux autres puits de secours devant être percés d’urgence pour intercepter et aider à colmater le Puits B qui a explosé le 10 avril 2010, entrainant la destruction du Deepwater Horizon. Ces deux puits de secours portent les noms de Puits « C » et Puits « D », tel que visible en première page.

Voir aussi cette courte vidéo qui révèle leur mensonge. La coordonnée X, dans le coin en haut à gauche de l’écran du ROV (ROV est un sigle en anglais pour Remote Operated Vehicle – littéralement, « véhicule commandé à distance ») est ce qui nous intéresse. Elle est en fait inscrite à côté de la lettre « E » pour « East », mais lorsqu’on retourne au plan initial d’exploration que BP a fourni, cela signifie l’axe X sur la carte du fond marin. L’image de la vidéo est quelque peu floue, mais il est possible d’y distinguer: « E: 1202512.35″. Quelques secondes plus tard, on peut apercevoir une autre coordonnée: « E: 1202879.69″. Ensuite, quelques autres secondes après, lorsque la scène change de nouveau, le ROV se situe à « E: 1202496.94″.

De retour au document PDF ci-haut mentionné du Minerals Management Service — BP a demandé les permis pour forer le Puits A situé à « X:1202803.88″ et le Puits B à « X: 1202514.00″. Aussi clair que le jour. Deux puits furent percés, rapporté seulement qu’à une ou deux reprises par les médias.

BP répand de la désinformation. Ces deux images comparatives (cliquez pour agrandir) prouvent bien l’existence des deux puits forés, à deux emplacements distinctifs.

 

Ici, une image du plan de BP pour le forage du Puits A, suivi d’une capture d’écran de la seconde des trois prises de vue provenant de la vidéo ci-haut:

Voici une autre vidéo capturée le 13 juin 2010 montrant le ROV à « X: 1202800.32″, bien que les chiffres changent légèrement alors qu’il est ballotté par le courant océanique. Ceci n’est qu’à un cheveu de « X-1202803.88″, où le Puits A se trouve, et cette fine distance est celle du ROV le séparant de l’équipement lui-même. Le ROV fait donc face au Puits A:

 

Maintenant que le Puits A a été repéré, lieu où se trouve les véhicules commandés à distance de BP, voici des images plus rares. Changement de site: on aperçoit l’emplacement du Puits B, tel que documenté dans les plans que BP a soumis au gouvernement, suivi par les captures d’écran de la première et troisième scène de la première vidéo de RT présentée ci-haut.

 

 

En ne faisant paraitre dans le médias que l’existence d’un puits alors qu’il en existe véritablement deux, soit que BP ment délibérément ou donne de la fausse information pour tenter de lancer les observateurs sur de fausses pistes. Deux puits, deux emplacements distincts, deux têtes de puits et tout le reste de l’équipement. Nonobstant ces faits, les vidéos des sous-marins Skandi montrent le Puits A sur les réseaux télévisés comme étant le puits qu’ils prétendent avoir colmaté, alors qu’on peut clairement apercevoir un puits à l’endroit « B » qui continue toujours de rejeter du pétrole dans la vidéo Youtube .

Maintenant que l’existence de ces deux puits est bien établie, bien que BP a officiellement dénié cette information, allant jusqu’à nier avoir reçu la permission de percer le Puits B, comment savoir si BP a réellement présenté des images du colmatage du bon puits, c’est-à-dire du Puits « B » qui a explosé le 20 avril et déversé des milliards de litres de pétrole, au lieu du « A »?

Il suffit simplement de porter attention aux coordonnées de positionnement ultra-précises des robots sous-marins que BP a utilisé pour travailler sur les puits et qui nous ont fourni les images vues à la télévision, et de les comparer avec les coordonnées citées dans le document de BP et du MMS

Voir la suite sur Les7duquebec.wordpress.com

 


 

La marée noire que l’on croyait perdue…

On pensait le problème définitivement réglé. La marée noire du golfe du Mexique n’était plus qu’un mauvais souvenir.

On vient de la retrouver… et ce n’est pas rassurant.

Déjà, il y a un mois, le journal le Monde du 28 juillet affirmait sans sourire : le pétrole à pratiquement disparu de la surface du golfe du Mexique.

Ce qui n’était pas totalement faux, puisqu’effectivement on ne le voyait plus , ou presque plus, en surface, et pour cause.

L’utilisation du Corexit 9500 avait pour but de le disperser. Mais disperser la poussière, ne la fait pas pour autant disparaitre…comme enterrer des déchets nucléaires n’empêche pas leur nocivité.

Les scientifiques qui se trouvaient à bord du Pelican avaient détecté, dès le mois de mai, plusieurs nappes sous-marines, d’hydrocarbure dont certaines avaient une superficie de 16 km, sur 5 km de large, et 90 mètres de profondeur. lien
Samantha Joye, chercheuse de l’université de Géorgie à bord du Pélican affirmait :

Il y a une quantité abominable de pétrole dans les profondeurs en comparaison avec ce que vous voyez à la surface. Il y a une énorme quantité de pétrole sur plusieurs couches, qui s’étagent sur trois, quatre ou cinq niveaux .

Cette déclaration avait fait pousser des cris d’indignation à BP, et au gouvernement américain.
Le 19 août 2010, une équipe du WHOI (Woods Hole Oceanographic Institution) a confirmé pourtant la présence d’un panache d’hydrocarbures sous-marin impressionnant .
Il a pris de l’ampleur depuis l’observation des chercheurs du Pélican .
Long d’environ 35 kilomètres, large de 2 km, et épais d’environ 200 mètres, il dérive doucement à plus de 1000 mètres de profondeur.

Les chercheurs de la WHOI ont analysé minutieusement la constitution de ce nuage de pétrole sous-marin lors d’une campagne menée à bord du navire océanographique l’Endeavor. lien
Grace à l’utilisation de véhicules autonomes sous-marins (SENTRY) et d’un spectromètre de masse (TETHYS) Ils ont réalisé 57 000 analyses chimiques.
C’est ce que l’on peut lire dans la revue Sciences du 20 août.

Sans le moindre doute, ce nuage contient des quantités appréciables d’hydrocarbures : benzène, toluène, ethylbenzène et xylène.
Ces composés organiques s’évaporent habituellement très vite lorsque le pétrole est en surface, mais à cette profondeur, ils estiment qu’il mettra beaucoup de temps à se dégrader ou même que ce pétrole n’est peut-être pas biodégradable, contrairement à ce qui était affirmé par les autorités.
En tout cas, en 5 jours d’observation, ils ont constaté que le volume d’hydrocarbures n’avait pratiquement pas diminué.
Ils ont pu mesurer plus de 50 microgrammes d’hydrocarbures par litre, et ils ne peuvent pas dire s’il est nocif, ou pas, pour l’environnement.
Ils affirment que cette découverte pourrait avoir des conséquences importantes :

Les hydrocarbures peuvent persister pendant un certain temps, et il est donc possible que le pétrole soit transporté sur des distances considérable avant d’être dégradé.

Par contre, les chercheurs n’ont pas constaté une disparition de l’oxygène dans cette nappe, (anoxie) ce que craignaient de nombreux scientifiques.
On est très loin des affirmations très optimistes du gouvernement américain qui déclarait au début du mois d’aout que 74% du pétrole de Deepwater avaient été éliminés par évaporation, biodégradation, récupération et autres moyens.

Au sujet de l’éventuel colmatage de la fuite (ou des fuites), il reste un doute, puisque nous savons qu’à la suite de l’explosion, le sol sous-marin a été fissuré : des images montraient que le pétrole sortait aussi de ces fissures.
BP affirme avoir réussi la cimentation du puits de Deepwater.

Ce qui ne semble pas tout à fait exact puisque l’amiral Thad Allen, qui supervise cette catastrophe, affirme que ce n’est pas fini, et que dans le courant du mois d’août, BP injectera à nouveau des boues et du ciment dans le puits explosé.

En tout cas, ce que l’on sait, c’est que la facture s’alourdit chaque jour un peu plus.

BP a dépensé plus de 6 milliards de dollars, et pourrait être contraint selon la Maison Blanche de verser un supplément qui portera l’addition à plus de 17 milliards de dollars.

Certains experts disaient que la facture définitive pourrait se placer dans une fourchette entre 1000 et 3000 milliards de dollars.

On est encore donc loin du compte.

Les règles juridiques restent floues, et peuvent fluctuer d’un état à l’autre.

Fin

Allez sur le site pour lire les différents liens.
http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/la-maree-noire-que-l-on-croyait-80098

source : Nexus, youtube,les7duquebec

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